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  • Ouverture des Journées économiques, par Jean-Luc Mélenchon

    Les samedi 13 et dimanche 14 janvier, l’Institut La Boétie organisait la première édition de ses « Journées économiques. Pour une économie au service des besoins ».

    C’était la première édition de ce rendez-vous qui se veut un lieu de débat économique de fond, exigeant mais accessible à toutes et tous, en y associant économistes de différentes écoles de pensées, syndicalistes, hauts fonctionnaires, parlementaires ou dirigeant·es d’entreprise.

    À travers six tables-rondes, les journées économiques ont abordé les thèmes les plus brûlants de l’actualité économique : l’inflation, la relocalisation de l’industrie, le financement de la bifurcation écologique, les mutations du travail, les inégalités sociales, les politiques monétaires.

    Le colloque s’est ouvert samedi matin par Jean-Luc Mélenchon, co-président de l’Institut La Boétie, puis par les co-animateur·rices du département d’économie : Aurélie Trouvé, députée et économiste, et Éric Berr, maître de conférences en économie.

  • Journées économiques – Hausse des inégalités : quelle fiscalité pour inverser la tendance ?

    Les samedi 13 et dimanche 14 janvier, l’Institut La Boétie organisait la première édition de ses « Journées économiques : pour une économie au service des besoins ».

    Hausse des inégalités : quelle fiscalité pour inverser la tendance ?

    6 ans après la révolte des Gilets Jaunes, que reste-t-il du débat public sur la justice fiscale ? Inégalité de la répartition de l’impôt sur le revenu, cadeaux fiscaux aux plus hauts revenus, faiblesse de la lutte contre l’évasion fiscale : l’injustice du système fiscal est toujours d’actualité. L’impôt est certes une ressource essentielle pour que l’Etat réalise les tâches d’intérêt général qui lui incombent. Mais la justice fiscale est une condition nécessaire à la légitimité du pouvoir de l’Etat et de la cohésion de notre société. Sur quelles bases refonder notre système fiscal pour que tout le monde contribue à la hauteur de ses capacités et pour favoriser l’égalité entre les citoyens ?

  • Journées économiques – Relocaliser l’industrie : quelle bifurcation écologique et sociale ?

    Les samedi 13 et dimanche 14 janvier, l’Institut La Boétie organisait la première édition de ses « Journées économiques : pour une économie au service des besoins ».

    Relocaliser l’industrie : quelle bifurcation écologique et sociale ?

    La crise du Covid-19 a fait apparaître au grand jour le désastre que représente la destruction et la délocalisation de l’appareil industriel français ayant cours depuis des décennies. Le pays a mis en jeu son indépendance pour entrer dans la course au dumping social et environnemental généralisé. Si un relatif consensus rassemble aujourd’hui les décideurs autour de la nécessité d’une réindustrialisation, les modalités concrètes et les objectifs diffèrent fortement. Quelles filières faut-il investir pour réduire notre empreinte carbone et développer notre autonomie industrielle ? La question des outils se pose également : incitations aux entreprises, mise en concurrence internationale ou protectionnisme écologique ?

  • Journées économiques – Financer la bifurcation écologique et remettre en question la croissance ?

    Les samedi 13 et dimanche 14 janvier, l’Institut La Boétie organisait la première édition de ses « Journées économiques : pour une économie au service des besoins ».

    Comment financer la bifurcation écologique et remettre en question la croissance ?

    La publication du rapport Pisani-Ferry a relancé le débat autour des moyens financiers à consacrer à la bifurcation écologique, alors que les sommes actuellement consacrées sont unanimement considérées comme insuffisantes. Comment financer une bifurcation à la hauteur du défi écologique, tout en la rendant socialement juste ? Comment faire en sorte que ce financement ne repose pas sur les classes populaires, qui sont les premières touchées par les conséquences du dérèglement climatique ?

    De plus, s’il est désormais largement admis que poursuivre la croissance comme seul objectif économique est mortifère socialement et écologiquement, les alternatives font débat. La croissance “verte” peut-elle répondre aux besoins en respectant les contraintes de la bifurcation écologique ? Ou au contraire, faut-il une décroissance organisée, en opposition frontale avec le modèle actuel ? Le cadre conceptuel même de la croissance est interrogé, pour inventer une société post-croissance qui se fonde sur des indicateurs alternatifs.

  • Journées économiques – À qui profite l’inflation ? Garantir une vie digne à toutes et tous

    Les samedi 13 et dimanche 14 janvier, l’Institut La Boétie organisait la première édition de ses « Journées économiques : pour une économie au service des besoins ».

    À qui profite l’inflation ? Garantir une vie digne à toutes et tous

    Après quatre décennies de stabilité des prix, l’inflation fait son retour. Elle touche tout particulièrement les ménages modestes puisque la hausse des prix est particulièrement importante sur les prix de première nécessité : l’alimentation, l’énergie, le transport et le logement. Pour y répondre, la Banque Centrale Européenne a augmenté les taux d’intérêts directeurs, cherchant un ralentissement de l’économie et une baisse de la demande.

    En effet, l’inflation est causée bien davantage par la hausse des prix de l’énergie et la hausse des marges dans certains secteurs, que par une masse monétaire trop importante. Quelles sont les conséquences de la politique de la BCE ? Quel impact cela a-t-il sur la répartition de la valeur ajoutée entre capital et travail, et comment la modifier ? Quelle politique doit être menée pour empêcher l’inflation d’aggraver davantage les conditions de vie des ménages modestes ?

  • Journées économiques – Travailler mieux pour travailler toutes et tous

    Les samedi 13 et dimanche 14 janvier, l’Institut La Boétie organisait la première édition de ses « Journées économiques : pour une économie au service des besoins ».

    À qui profite l’inflation ? Garantir une vie digne à toutes et tous

    Travailler mieux pour travailler toutes et tous Le travail est une catégorie omniprésente dans le débat public, et pourtant souvent aux contours flous. Le capitalisme pousse à l’intensification du travail et des cadences, à la dégradation et la précarisation des conditions de rémunération, à la fragmentation du travail et des collectifs de travailleurs. Cette dynamique de réforme permanente du travail capitaliste engendre souffrances physiques et psychiques pour les salariés.

    Quels sont les leviers pour remettre le travail au service des besoins de la nature, de la société et des travailleurs ? Comment améliorer la qualité du travail et sa rétribution pour en finir avec le chômage de masse pour les uns et l’activité aliénante, usante et intensive pour beaucoup d’autres ?

  • Journées économiques – La politique monétaire face aux grands défis écologiques et sociaux

    Les samedi 13 et dimanche 14 janvier, l’Institut La Boétie organisait la première édition de ses « Journées économiques : pour une économie au service des besoins ».

    Quel rôle pour la politique monétaire face aux grands défis écologiques et sociaux ?

    La nécessité d’investir dans la transition écologique, les infrastructures et les services publics se heurte aux politiques budgétaires et monétaires de l’État et de l’Union européenne. La BCE maintient des taux d’intérêt élevés en prétendant lutter contre l’inflation, quitte à mettre en péril le dynamisme économique et le système financier. Les politiques publiques françaises sont soumises à l’austérité budgétaire et cherchent davantage à faciliter le financement par les marchés financiers. Quels doivent être le rôle et la politique de la BCE et de l’État dans le financement d’une économie des besoins ? Le financement de l’investissement public doit-il vraiment passer par les marchés financiers ? La hausse des taux compromet-elle la bifurcation écologique ? La BCE peut-elle racheter les titres de dettes des Etats ?

  • Constituer la troisième promotion du cursus renforcé

    Le cursus renforcé : 

    La première promotion, dénommée Louise Michel, termine son parcours en janvier 2024, tandis que la deuxième, la promotion Thomas Sankara, se poursuit jusqu’en juin 2024.

    Il s’agit d’une formation militante ambitieuse et exigeante, organisée sur dix week-ends sur une période d’un an (avec présence obligatoire), autour de quatre parcours : matérialisme historique, humanisme global, ère du peuple et enjeux contemporains et pratiques militantes. 

    Le cursus renforcé, aux côtés des formations locales pour les boucles départementales et des stages régionaux, répond à l’objectif de la galaxie insoumise de développer la formation. Cet objectif est central dans la stratégie de construction de l’Union populaire et pour la révolution citoyenne.

    La constitution de la promotion : 

    Le cursus renforcé accueille 70 militant·es par promotion, à raison de deux promotions par an. 

    Cette limite s’impose à nous pour des raisons pédagogiques, car il est très difficile pour les professeurs, au-delà de ce nombre, d’adapter leurs cours aux profils très différents des promotions, de garantir une certaine interactivité et de permettre l’échange collectif.

    Elle s’impose aussi pour des raisons matérielles, telles que la disponibilité des salles et la capacité financière de l’Institut La Boétie. En effet, le cursus représente un coût conséquent puisque les billets de train, l’hébergement et les repas sont pris en charge par l’Institut, et que la participation financière des élèves, progressive selon les revenus (cf. barème en annexe), ne représente qu’environ 10 % du total.

    La troisième promotion :

    Le 30 novembre, nous avons lancé un appel à candidatures auprès de l’ensemble des insoumis·es inscrit·es sur la plateforme. Nous avons reçu 771 réponses. Il nous a fallu donc en choisir 70, soit 9,1 % des candidatures. 

    Il est donc évident que de très nombreuses bonnes candidatures n’ont pas pu être retenues cette fois-ci, comme lors des deux premières promotions. Il est donc conseillé à celles et ceux qui souhaitent faire le cursus renforcé de candidater à plusieurs reprises. 374 candidat·es pour cette troisième promotion l’avaient déjà été pour l’une des deux premières ou les deux.

    La composition des promotions, prise en charge par l’équipe de l’Institut La Boétie, à respecter certains critères : la représentation des différents secteurs du mouvement, la diversité géographique, la représentativité de différents milieux sociaux. 

    Les différents secteurs de La France Insoumise : 

    Pour composer ces promotions, la première étape consiste à consulter différents pôles du mouvement insoumis. Cela correspond à l’objectif de refléter et servir La France Insoumise en tant que mouvement polycentrique, où l’engagement militant peut prendre des formes diverses.

    À ce titre, ont été consultés : le pôle des groupes d’action, les jeunes insoumis·es, le pôle des événements nationaux, le service d’ordre, et le pôle formation des élu·es locaux·les et radicalités communales. 

    Parmi les candidat·es, 58 % étaient membres d’un groupe d’action. Logiquement, c’est beaucoup plus parmi les sélectionné·es : 71 %. La même évolution vaut pour les animateur·ices de GA (respectivement 32 % et 63 %) et les membres des jeunes insoumis·es (respectivement 18 % et 33 %). Nous nous sommes également appuyés largement sur le vivier des volontaires sur les événements nationaux (26 %), des ancien·nes candidat·es (21 %) et du service d’ordre (9 %).

    La représentativité géographique : 

    L’objectif du cursus renforcé de l’école de formation est de former des militant·es insoumis·es de toutes les régions de France, mais aussi de territoires différents : centres-villes, quartiers populaires, quartiers ruraux. 

    Dans les candidatures, la région Île-de-France était, sans surprise, sur-représentée avec près de 25,3 %. D’autres régions sont en revanche sous-représentées, comme le Centre-Val-de-Loire (2,5 %), la Bourgogne-Franche-Comté (3,5 %) ou la Bretagne (3,8 %). 

    La sélection a donc permis de rééquilibrer la répartition entre régions. Par exemple, les Francilien·nes sont 22 % dans la promotion finale et Auvergne-Rhône-Alpes passe de 14,4 % des candidat·es à 12,9 %. À l’inverse, la Bourgogne-Franche-Comté passe de 3,5 % à 5,7 %, le Centre-Val-de-Loire de 2,5 % à 4,3 % et la Bretagne de 3,8 % à 5,7 %.

    Au niveau des départements, 49 sont représentés, contre 44 dans la promotion précédente. Il s’agit autant de départements urbains comme Paris, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, le Val-d’Oise, le Nord, les Bouches-du-Rhône, la Haute-Garonne, que de départements ruraux comme la Mayenne, le Gers, l’Aisne, la Haute-Marne, la Creuse, l’Orne ou la Drôme. 14 départements sont représentés pour la première fois dans la troisième promotion.

    La représentativité sociale : 

    L’école de formation de l’Institut La Boétie a aussi vocation à réunir les différentes couches du peuple au sein de ses promotions. Nous nous inscrivons dans la tradition de l’éducation populaire : pour nous, la formation militante ne doit pas être réservée à une élite privilégiée. Le mouvement de la révolution citoyenne doit avoir à son service des femmes et des hommes issu·es du peuple. 

    Du point de vue du niveau de diplôme, le vivier de candidatures avait, là aussi sans surprise, une forte surreprésentation des niveaux universitaires élevés, avec 34,1 % des candidat·es titulaires d’un Bac+5. 

    Entre les candidatures et la promotion finale, la proportion des titulaires d’aucun diplôme, de CAP, de BEP, du baccalauréat ou d’un Bac+2 a augmenté, tandis que celle de titulaires de Bac+5, Bac+4 et Bac+3 a baissé. La proportion de titulaires d’aucun diplôme, CAP et BEP passe ainsi de 7,5 % à 10 %. Celle des titulaires d’un baccalauréat (sans autre diplôme ultérieur) de 15,4 % à 25,7 %.

    Du point de vue du niveau de revenu, les faibles revenus sont particulièrement représentés dans la sélection, et même sur-représentés par rapport à leur présence dans le vivier de candidatures. 

    L’âge : 

    Le choix de l’Institut La Boétie, dès la première promotion du cursus renforcé, a été de favoriser dans la sélection les tranches d’âge les plus jeunes, ce qui est cohérent avec l’objectif de formation et la ligne stratégique du bloc populaire qui a besoin d’une forte mobilisation de la jeunesse. 

    Cette direction a été poursuivie avec la sélection de la troisième promotion. En effet, toutes les catégories d’âge de moins de 30 ans gagnent en proportion entre le vivier des 771 candidatures et la promotion des 70 élèves. En tout, les moins de 30 ans passent de 35 % des candidat·es à 53 % de la promotion. 

    Mais le cursus est ouvert à tous les âges, et les autres tranches d’âge ne sont pas oubliées : 19 % des sélectionné·es ont entre 31 et 40 ans, 14 % de 41 à 50 ans, 9 % de 51 à 60 et 6 % ont plus de 60 ans.

    Conclusion : 

    Bien sûr, tout processus de sélection est critiquable sur tel ou tel point. Certains choix sont d’ailleurs très difficiles à faire, et si nous pouvions agrandir les promotions du cursus renforcé, nous le ferions et en serions les premiers soulagés. 

    C’est d’ailleurs pour cette raison que nous proposons d’autres possibilités de formations avec les stages régionaux, dont des sessions ont déjà eu lieu à Marseille, Nantes, Lille, Strasbourg et Toulouse et sont d’ores et déjà programmées à Lyon et Caen, ainsi qu’avec les formations locales pour les boucles départementales disponibles sur notre site internet

    Nous pensons indispensable de faire, à chaque sélection, cet exercice de transparence sur la composition des promotions du cursus renforcé et d’expliquer ses étapes : consultation des pôles de La France Insoumise et respect des équilibres géographiques, sociaux et d’âge. 

    Ce processus, comme tout ce que nous faisons, s’explique par nos objectifs politiques : re-connecter pensée critique et action révolutionnaire.

  • Journées économiques de l’Institut La Boétie

    Les samedi 13 et dimanche 14 janvier prochains, l’Institut La Boétie organisait la première édition de ses Journées économiques, pour une économie au service des besoins.

    Ce nouveau rendez-vous annuel propose un lieu de débat économique de fond, exigeant mais accessible à toutes et tous, associant économistes de premier plan de différentes écoles de pensées, syndicalistes, hauts fonctionnaires, parlementaires ou dirigeant·es d’entreprise. 

    À travers des tables-rondes et débats, les journées économiques ont abordé les thèmes les plus brûlants de l’actualité économique : l’inflation, la relocalisation de l’industrie, le financement de la bifurcation écologique, les mutations du travail, les inégalités sociales, les politiques monétaires. 

    Le colloque s’est ouvert samedi matin par Jean-Luc Mélenchon, co-président de l’Institut La Boétie, puis par les co-animateur·rices du département d’économie, Aurélie Trouvé, députée et économiste, et Éric Berr, maître de conférences en économie.

    Le programme

    Samedi 13 janvier

    9h30 : Ouverture

    • Ouverture par Jean-Luc Mélenchon, co-président de l’Institut La Boétie
    • Mot d’accueil d’Aurélie Trouvé et Éric Berr, co-animateur·rices du département d’économie

    11h : Table-ronde : « Hausse des inégalités : quelle fiscalité pour inverser la tendance ? »
    Animée par : Aude Martin (Alternatives Économiques)

    • Manon Aubry, présidente du groupe de la gauche au Parlement européen – GUE/NGL
    • Elvire Guillaud, économiste à l’université Panthéon-Sorbonne, chercheuse au LIEPP et spécialiste des politiques de redistribution
    • Pascal Saint-Amans, ex-directeur du Centre de politique et d’administration fiscale de l’OCDE et spécialiste de la fraude fiscale
    • Gabriel Zucman, économiste et professeur à l’université de Berkeley, à la Paris School of Economics et à l’École normale supérieure

    13h : Pause déjeuner

    14h : Table-ronde  : « Relocaliser l’industrie : quelle bifurcation écologique et sociale ? »
    Animée par : Hervé Nathan (Alternatives Économiques)

    • Nadine Levratto, directrice du laboratoire EconomiX de l’université Paris Nanterre et économiste spécialiste de l’industrie et de l’innovation
    • Christian Saint-Etienne, économiste et professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers
    • Matthias Tavel, député LFI-NUPES, membre de la commission des affaires économiques

    16h : Table-ronde « Comment financer la bifurcation écologique et remettre en question la croissance ? »
    Animée par : Christian Chavagneux (Alternatives Économiques)

    • Cédric Durand, économiste et professeur au département d’Histoire, Économie et Société à l’Université de Genève
    • Mathilde Panot, présidente du groupe LFI-NUPES à l’Assemblée nationale
    • Jean Pisani-Ferry, économiste, ex-commissaire général de France Stratégie (2013-2017), senior fellow à Bruegel et professeur à Sciences Po Paris
    • Laurence Tubiana, professeure à Sciences Po Paris et à l’université Columbia, et fondatrice de l’IDDRI

    18h : Table-ronde : « À qui profite l’inflation ? Garantir une vie digne à toutes et tous »
    Animée par : Martine Orange (Mediapart)

    • Olivier Blanchard, ex-chef économiste du FMI (2008-2015) et professeur au MIT
    • Laurent Cordonnier, économiste, professeur à l’université de Lille et membre du Clersé
    • Aurélie Trouvé, députée LFI-NUPES, secrétaire de la commission des affaires économiques

    Dimanche 14 janvier

    10h : Table-ronde « Travailler mieux pour travailler toutes et tous »
    Animée par : Agnès Rousseaux (Politis)

    • Marie-Anne Dujarier, professeure de sociologie à l’Université Paris Cité, directrice de l’ouvrage collectif Idées reçues sur le travail (2023)
    • Danièle Linhart, sociologue spécialiste du travail
    • Michaël Zemmour, enseignant-chercheur en économie à l’Université Lyon 2 et chercheur associé au LIEPP

    11h30 : Table-ronde « Quel rôle pour la politique monétaire face aux grands défis écologiques et sociaux ? »
    Animée par : Martine Orange (Mediapart)

    • Éric Berr, économiste à l’université de Bordeaux, membre de Bordeaux sciences économiques et spécialiste des questions de dette
    • Anton Brender, professeur associé honoraire à l’Université Paris Dauphine-PSL
    • Jézabel Couppey-Soubeyran, économiste à l’université Panthéon-Sorbonne et spécialiste de l’économie monétaire et financière
    • Jean-Marc Daniel, économiste et professeur émérite à l’ESCP

  • L’Institut La Boétie présente sa nouvelle note : « La France grâce à l’immigration »

    Le projet de loi immigration présenté par Gérald Darmanin a été rejeté par l’Assemblée nationale avant même son étude en hémicycle. Cet événement, inédit sur le plan institutionnel, approfondit la crise de régime ouverte au lendemain des dernières élections législatives. 

    Mais il montre aussi autre chose : le récit imposé depuis des décennies sur le poids de l’immigration pour la France est une impasse. Par effet de surenchère, il a fini par conduire l’action politique à la paralysie. Gérald Darmanin avait pourtant annoncé le projet « le plus dur et le plus ferme présenté depuis 30 ans ». Cela n’a pas suffit. La course généralisée au discours le plus anxiogène sur l’immigration aboutit au résultat suivant : désormais ce sont les projets les plus xénophobes, ceux de la droite sénatoriale et du Rassemblement national qui ont la main. Au menu : suppression de l’aide médicale d’État pour les premiers, ou du regroupement familial pour les seconds.

    Pour arrêter cette dérive, il faut rompre avec ce récit qui présente l’immigration comme un fardeau insoutenable, démarré dans les années 1980 par Jean-Marie Le Pen et qui a désormais gagné une grande partie du champ politique et médiatique. Nous affirmons au contraire que l’immigration est un apport indéniable sur le plan culturel, familial, humain pour le pays, mais aussi sur le plan socio-économique pur.

    La nouvelle note de l’Institut La Boétie, coordonnée par Aurélie Trouvé et Hadrien Clouet, vise à aider ce renversement du récit sur l’immigration, pour proposer un contre-récit positif sur l’immigration. 

    En s’appuyant sur de nombreuses études scientifiques, fondées sur l’étude concrète des tendances socio-économiques, elle démontre que l’immigration a une contribution positive à la société française sur le plan socio-économique : finances publiques, emploi, consommation, droits sociaux, etc.

    Résumé de la note

    La contribution nette des immigrés aux finances publiques est positive. Leurs contributions en impôts et cotisations sociales font plus que compenser les transferts qui leur sont versés. En effet, les personnes immigrées sont en plus grande proportion des actifs jeunes que les natifs. Du fait de leur démographie, ils contribuent aussi largement au système de retraites à travers leurs cotisations sociales, quel que soit le secteur dans lequel ils travaillent. Ainsi, les politiques sélectives d’immigration sont tout à fait contre-productives.

    Les politiques répressives de l’immigration sont, elles, très coûteuses. Enfermement, éloignement, expulsions : un rapport parlementaire de 2018 avait chiffré à un demi-milliard d’euros par an d’argent public leur coût total. Redéployer en partie ces dépenses vers des dispositifs visant une meilleure insertion dans l’emploi des personnes immigrées, comme l’apprentissage du français, aujourd’hui première barrière à l’emploi, serait au contraire un apport positif pour l’économie comme pour les finances publiques.

    L’immigration a également un effet positif sur l’économie à travers l’emploi et la consommation. Une augmentation de 1 % en un an du taux d’immigration en France génère en moyenne une augmentation du PIB par habitant de 0,3978 %. En effet, beaucoup de travailleurs immigrés occupent des métiers essentiels dans le domaine des services à la personnes ou de la petite enfance par exemple. Ces emplois contribuent aussi à augmenter le taux d’activité des femmes non immigrées. Par ailleurs, le regroupement familial augmente la part des dépenses des ménages immigrés dirigée vers l’économie française et augmente la consommation.

    L’immigration a aussi des effets positifs sur la réputation de la France. L’immigration estudiantine le montre très bien. Une très grande proportion de personnes étudiantes immigrées en France recommandent la France auprès de leur proche pour y travailler, y effectuer un voyage touristique ou consommer ses produits.

    La régularisation des sans-papiers profite à tous les travailleurs. Les travailleurs immigrés voient leur rapport de force face aux employeurs s’améliorer, et les études faites sur des cas historiques montrent une hausse des salaires et une baisse du chômage. 

    Les aides à la santé, comme l’aide médicale d’État (AME), permettent de prévenir des épidémies, et, en intervenant en amont, évitent des soins très coûteux. Enfin, les luttes des immigrés participent à la lutte des classes et arrachent des victoires universelles : la reconnaissance du saturnisme comme maladie professionnelle, de la traite d’êtres humains dans le cadre du travail…

    La note complète est disponible sur notre site et en PDF

    Pour tout renseignement supplémentaire, contact presse : Claire Jacquin / 06 83 59 82 39 / cjaquin@institutlaboetie.fr


    À propos de l’Institut La Boétie : Fondation insoumise, l’Institut La Boétie se donne l’ambition d’être à la fois un lieu d’élaboration intellectuelle de haut niveau et un outil d’éducation populaire. Il est une interface de dialogue permanent entre monde intellectuel, universitaire et culturel et combat politique. L’Institut La Boétie est co-présidé par Clémence Guetté et Jean-Luc Mélenchon.