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  • Colloque – Grands projets inutiles : le capital contre la nature

    Les 25 et 26 novembre 2023, le département de géographie de l’Institut La Boétie vous invite à son premier grand colloque : « Grands projets inutiles : le capital contre la nature ».

    Méga-bassines, A69, TGV Lyon-Turin, aéroport Notre-Dame des Landes. Autant d’infrastructures insensées, de luttes politiques contre des « grands projets inutiles » ou « grands projets inutiles et imposés ».

    Ceux-là signent le temps de l’écocide. La capture de l’État par les multinationales et la raison technocratique. Le contournement de la démocratie ou son effacement. La violence des puissants.

    La résistance aussi. Les grands projets inutiles mobilisent contre eux le mouvement écologiste. Et si les discussions stratégiques en son sein restent ouvertes, celles et ceux qui luttent ont en commun d’inventer un monde. Un monde où l’harmonie des hommes entre eux et avec la nature serait devenue la règle.

    Le samedi 25 novembre, assistez à une série de six tables-rondes et conférences réunissant chercheur·ses, activistes, élu·es… consacrées à analyser la logique derrière l’émergence de ces grands projets inutiles, leur rôle dans un système capitaliste écocidaire, mais aussi les façons dont capital et puissance publique tentent de les imposer, et les formes de résistances déployées par les mouvements écologistes.

    Dimanche 26 novembre, le colloque se concluera par une balade urbaine à Saint-Denis sur les traces des Jeux Olympiques 2024, pour poursuivre l’analyse sur site sur la façon dont ces logiques s’incarnent dans ce si symbolique grand projet inutile. Cette balade sera animée par Cécile Gintrac, co-responsable du département de géographie de l’Institut La Boétie et membre du collectif Vigilance JO 2024.

    Inscription obligatoire via ce formulaire.

    Le programme

    Samedi 25 novembre

    9h30 : accueil

    Ouverture par Jean-Luc Mélenchon, co-président de l’Institut La Boétie

    10h30 : Présentation du colloque par Allan Popelard et Cécile Gintrac, co-animateurs du département de géographie de l’Institut La Boétie

    Première partie : « Grands projets inutiles et écocide »

    10h45 : Table-ronde n° 1 : Des infrastructures pour extraire, extraire pour des infrastructures

    • Martine Billard, ancienne députée, auteure de la première proposition de loi sur la planification écologique
    • Nelo Magalhaes, économiste, spécialiste de l’histoire économique environnementale

    12h : Table-ronde n° 2 : Toujours plus de grands projets pour toujours plus de besoins ?

    • Léa Sébastien, géographe, autrice de Résister aux grands projets inutiles et imposés (2018)
    • Clémentine Autain, députée de la Seine-Saint-Denis, autrice de À gauche en sortant de l’hyper marché (2020)
    • Daniel Ibanez, lanceur d’alerte sur le projet de ligne Lyon-Turin

    13h15 : Pause déjeuner

    Deuxième partie : « État, capital et grands projets inutiles »

    14h15 : Table-ronde n° 3 : L’État sous emprise privée : le rôle de la technocratie

    • Simon Arambourou, haut fonctionnaire
    • Claire Lejeune, co-animatrice du département de planification écologique de l’Institut La Boétie
    • Thomas Digard, citoyen membre du collectif La Voie est Libre contre le projet d’autoroute A69

    15h30 : Table-ronde n° 4 : Les grands projets : un laboratoire de l’autoritarisme

    • Raphaël Kempf, avocat des Soulèvements de la Terre, auteur de Violences judiciaires. La justice et la répression de l’action politique (2022)
    • Fréderic Graber, historien au CNRS, auteur de Inutilité publique : histoire d’une culture politique française (2022)
    • Julien Le Guet, collectif Bassines non merci

    Pause

    Troisième partie : « Résistances et reconquêtes »

    17h : Conférence : la longue histoire des luttes contre les grands projets inutiles 

    • Anna Trespeuch Berthelot, historienne, autrice de Luttes locales, enjeu global ? Une histoire des conflits environnementaux XIXe – XXIe siècles (2018)

    17h30 : Table-ronde n° 5 : Quelle stratégie en commun ?

    • Clémence Guetté, députée du Val-de-Marne, co-présidente de l’Institut La Boétie
    • Léna Lazare, porte-parole des Soulèvements de la Terre
      Animé par Clément Quintard, journaliste

    Dimanche 26 novembre

    10h-12h : Balade urbaine à Saint-Denis sur les jeux olympiques Paris 2024, conduite et animée par Cécile Gintrac, co-animatrice du département de géographie de l’Institut La Boétie

    Inscrivez-vous en cliquant ici !

  • Faites mieux ! Une théorie révolutionnaire pour les temps à venir

    Lundi 20 novembre, à partir de 19h, l’Institut La Boétie organisait un événement exceptionnel de présentation du nouveau livre de théorie politique de Jean-Luc Mélenchon, « Faites mieux ! », à Paris 10e.

    « Faites mieux ! » est l’aboutissement d’un travail de 10 ans, depuis la première version du livre « L’Ère du peuple », pour revisiter l’analyse critique du monde et du capitalisme. Dans ce livre, Jean-Luc Mélenchon construit une grille de lecture de l’urgence écologique, du capitalisme contemporain, du peuple d’aujourd’hui et de la nécessité de la révolution citoyenne. Il déclinera donc dans sa conférence un cadre analytique et stratégique pour le camp populaire du 21e siècle.

    Cette conférence était organisée par l’Institut La Boétie, que Jean-Luc Mélenchon co-préside avec Clémence Guetté. Ce rôle, au contact du monde intellectuel de la pensée critique en économie, en géographie, sociologie ou histoire a bien entendu nourri son travail d’écriture. La théorie exposée dans ce livre puise en effet à plusieurs sources des sciences humaines et sociales critiques pour les mettre en cohérence dans une grille d’analyse globale.

  • Le style de l’extrême droite : médiévalisme et littérature réactionnaire

    Les samedi 21 et 22 octobre, l’Institut La Boétie organisait un colloque exceptionnel « Extrême droite : le dessous des cartes. Comment la vaincre. »

    L’extrême droite a construit un imaginaire, une esthétique de la réaction à travers une importante tradition littéraire et artistique depuis la révolution française. Encore aujourd’hui, les formes modernes, politiques ou culturelles de la réaction sont imprégnées de cette longue et diverse tradition. Cet atelier a décortiqué différents points saillants de cet univers de l’imaginaire de l’extrême droite, de son esthétique, à la fois de ce qu’on peut en dire du point de vue de l’observateur extérieur, de celui du militant antifasciste mais aussi comme elle se voit elle-même. Il s’agissait notamment de revenir sur les traditions littéraires de l’extrême droite à travers son rapport au style, à l’écriture, à la forme roman elle-même. On s’est également intéressé aux thèmes récurrents de cet imaginaire.

  • Communiqué de presse – Colloque de l’Institut La Boétie sur les « grands projets inutiles »

    Les 25 et 26 novembre 2023, le département de géographie de l’Institut La Boétie vous invite à son premier grand colloque : « Grands projets inutiles : le capital contre la nature », à l’Espace Conférences, 2 bis rue Mercoeur, à Paris 11e.

    Méga-bassines, A69, TGV Lyon-Turin, aéroport Notre-Dame des Landes, projet Europa City au triangle de Gonesse : ces grands projets d’infrastructures contestés font depuis plusieurs années l’actualité des luttes écologistes et du débat public autour de la soutenabilité du modèle économique dominant.

    Mais pourquoi ces projets existent ? Quelle fonction remplissent-ils dans les dynamiques du capitalisme ? Comment des relations souvent malsaines entre Etat et intérêts privés se nouent autour d’eaux ? Pourquoi constituent-ils un terrain d’affrontement privilégié des luttes écologistes et aussi un laboratoire de la répression ?

    L’Institut La Boétie ouvre ses portes pour débattre de tous ces sujets avec des chercheurs dont c’est l’objet d’étude (Frederic Graber, Léa Sébastien, Anna Trespeuch Berthelot, Nelo Magalhaes, Claire Lejeune), des militants des collectifs qui résistent (Bassines Non Merci, La Voie Est Libre contre l’autoroute Toulouse-Castres, Raphaël Kempf avocat des Soulèvements de la Terre), des élus et anciens élus (Martine Billard, Clémentine Autain).

    Jean-Luc Mélenchon, co-président de l’Institut ouvrira le colloque samedi 25 novembre à 9h30. Samedi à 17h30, Clémence Guetté, co-présidente de l’Institut et députée discutera de convergences stratégiques avec Léna Lazare, porte-parole des Soulèvements de la Terre.

    Dimanche 26 novembre, le colloque se concluera par une balade urbaine à Saint-Denis sur les traces des Jeux Olympiques 2024, pour poursuivre l’analyse sur site sur la façon dont ces logiques s’incarnent dans ce si symbolique grand projet inutile. Cette balade sera animée par Cécile Gintrac, co-animatrice du département de géographie de l’Institut La Boétie et membre du collectif Vigilance JO 2024.

    Le programme complet est disponible sur notre site.

    Si vous souhaitez venir ou tout renseignement supplémentaire, contact presse : Claire Jacquin / 06 83 59 82 39 / cjaquin@institutlaboetie.fr


    À propos de l’Institut La Boétie : Fondation insoumise, l’Institut La Boétie se donne l’ambition d’être à la fois un lieu d’élaboration intellectuelle de haut niveau et un outil d’éducation populaire. Il est une interface de dialogue permanent entre monde intellectuel, universitaire et culturel et combat politique. L’Institut La Boétie est co-présidé par Clémence Guetté et Jean-Luc Mélenchon.

  • Le genre de l’extrême droite : antiféminisme et fémo-nationalisme

    Les samedi 21 et 22 octobre, l’Institut La Boétie organisait un colloque exceptionnel « Extrême droite : le dessous des cartes. Comment la vaincre. »

    L’extrême droite est ouvertement marquée par son racisme, mais aussi par son sexisme, sans que les deux ne se déploient dans des sphères ou des idéologies séparées. Fondamentalement, l’extrême droite développe un projet et une idéologie contre le genre en tant que construction sociale et culturelle de l’individu, contre la libre identité de genre ou la reconnaissance de la socialisation genrée. Elle défend la naturalisation du genre et s’oppose à toutes les libertés en la matière, jusqu’à attaquer frontalement les sciences sociales et la recherche, autant que de déployer une transphobie et un antiféminisme politiques. 

    Dans cet atelier, nous souhaitions comprendre et analyser la façon dont l’extrême droite déploie son antiféminisme, dont elle le conçoit et dont elle le pratique. Nous cherchions aussi à définir les contours du « fémo-nationalisme », d’un « féminisme » réactionnaire qui ne défend ni les femmes ni le genre, et se met au service d’un projet raciste et masculiniste. 

    Il s’agissait de comprendre comment les femmes s’engagent à l’extrême droite, trouvent leur place dans un environnement masculiniste, et déploient un discours justifiant cet antiféminisme.

  • Communiqué de presse – Venue de Kohei Saito en France pour une conférence exceptionnelle

    Ce samedi 11 novembre 2023 à 15h, à l’Espace conférences (2bis rue Mercoeur 75011 Paris), l’Institut La Boétie reçoit le philosophe japonais Kohei Saito pour une chaire exceptionnelle sur le thème « Le Capital dans l’anthropocène ».  

    Cette jeune star du marxisme japonais, auteur d’un best-seller du même titre (« Capital in the Anthropocene » en anglais) vendu à plus d’un demi-million d’exemplaires, nous fait l’honneur de répondre à notre invitation permettant sa première venue en France. 

    Ses travaux, dont la presse française s’est récemment faite le relais (Libération, France Inter, Mediapart…), sont d’une importance première pour la pensée critique, participant à révolutionner l’approche des liens entre crise du capitalisme et crise écologique et climatique à partir de la proposition novatrice d’un « communisme décroissant ».

    Dans le cadre de la chaire du département de planification écologique de l’Institut La Boétie, Kohei Saito présentera durant deux heures son parcours, ses inspirations, sa pensée et ses implications politiques. 

    L’entretien avec Kohei Saito sera animé par les deux co-responsables du département de planification écologique, Claire Lejeune, doctorante en théorie politique, spécialiste de la planification écologique, et Razmig Keucheyan, sociologue, auteur notamment de l’essai à succès Les Besoins artificiels. Comment sortir du consumérisme

    Si vous souhaitez venir ou tout renseignement supplémentaire, contact presse

    Claire Jacquin

    06 83 59 82 39

    cjaquin@institutlaboetie.fr


    À propos de l’Institut La Boétie : Fondation insoumise, l’Institut La Boétie se donne l’ambition d’être à la fois un lieu d’élaboration intellectuelle de haut niveau et un outil d’éducation populaire. Il est une interface de dialogue permanent entre monde intellectuel, universitaire et culturel et combat politique. L’Institut La Boétie est co-présidé par Clémence Guetté et Jean-Luc Mélenchon.

  • Sociologie des militants et des cadres du Rassemblement national

    Les samedi 21 et 22 octobre, l’Institut La Boétie organisait un colloque exceptionnel « Extrême droite : le dessous des cartes. Comment la vaincre. »

    Le Rassemblement national, anciennement Front national, est une organisation partidaire demi-centenaire. Elle a donc eu du temps pour s’installer dans le paysage militant français, se construire, changer aussi. Il convenait donc d’appréhender le RN pas uniquement comme phénomène médiatique et électoral mais aussi comme phénomène militant.

    Il s’agissait alors d’explorer le type de recrutement militant opéré par le RN, les formes d’organisations choisies, les mécanismes de hiérarchies et de promotions militantes à l’intérieur de l’organisation, les coïncidences et différences entre le personnel militant et l’électorat. Derrière toutes ces questions se cachent évidemment des forces et des faiblesses du RN comme organisation politique.

  • Une histoire de l’extrême droite en France

    Les samedi 21 et 22 octobre, l’Institut La Boétie organisait un colloque exceptionnel « Extrême droite : le dessous des cartes. Comment la vaincre. »

    L’extrême droite contemporaine, notamment sa forme la plus en réussite électorale, le Rassemblement national, voudrait se faire croire sans histoire. Pour elle, effacer les liens entre les épisodes infamants de l’histoire de ce courant politique et elle fait partie d’une stratégie de dédiabolisation. Pour nous, au contraire, restituer l’extrême droite du jour dans sa longue tradition historique française est un enjeu pour la comprendre autant que pour la combattre. 

  • Racisme et fascisme

    Les samedi 21 et 22 octobre, l’Institut La Boétie organisait un colloque exceptionnel « Extrême droite : le dessous des cartes. Comment la vaincre. »

    L’atelier « Racisme et fascisme », animé par Ugo Palheta, avait pour vocation d’expliquer les formes de discriminations et de racisme à l’œuvre dans la société dans la façon dont elles sont d’une part nourries par l’extrême droite, font partie de son discours, de ses pratiques et des représentations qu’elles véhiculent dans un projet fondé sur le racisme, et d’autre part dont elles sont exploitées pour diviser les classes populaires et renforcer leur projet, nourrissant une dérive vers l’extrême droite et installant les conditions de la dérive fasciste dans la discrimination quotidienne et la désignation d’ennemis de l’intérieur, des juifs aux musulmans. Il était question d’analyser particulièrement l’offensive islamophobe et sa capacité à cimenter le bloc bourgeois dans sa conquête du pouvoir, et à faciliter l’avancée du projet néolibéral sous une forme autoritaire et raciste.

  • Europe et monde : les visages internationaux de l’extrême droite

    Les samedi 21 et 22 octobre, l’Institut La Boétie organisait un colloque exceptionnel « Extrême droite : le dessous des cartes. Comment la vaincre. »

    L’extrême droite, malgré son projet xénophobe, raciste et nationaliste n’est pas isolée à l’international. Elle partage méthodes, projets, mots d’ordre autour d’elle, et forme des partenariats à travers le monde, et utilise la progression de ses “alliés” à l’international pour se crédibiliser au plan national. Étudier qui sont les alliés de l’extrême droite française au plan international est utile à mieux comprendre son projet et ses fondamentaux idéologiques, mais aussi à anticiper ce que serait le comportement d’une extrême droite au pouvoir dans notre pays.

    Au-delà, il s’agit d’analyser la trajectoire à l’œuvre dans de nombreux pays d’Europe et du monde, avec le glissement du bloc de droite et d’extrême droite et leurs dynamiques de jonction et/ou d’absorption. Dans l’atelier « Europe et monde : les visages internationaux de l’extrême droite », il s’agissait de mettre en lumière les dynamiques qui se jouent à la fois en Europe de l’Est, en Amérique latine, en Amérique du Nord… dans leurs spécificités et leurs convergences : libéralisme autoritaire, soutien de l’oligarchie et des libéraux à l’extrême droite, généralisation des violences antidémocratiques.

    Dans cet atelier, Thomas Portes, Marlène Benquet et Pablo Stefanoni offraient un panorama des dynamiques, faiblesses, structures de l’extrême droite en Europe et dans le monde, et des prismes utiles à son analyse en France.